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JAMES DEANO EN TOURNEE ! |
22/02/2008 - Paris, Fnac Forum
11/03/2008 - L'Antirouille, Montpellier
12/03/2008 - Le Mistral Palace, Valence
14/03/2008 - Les passagers du Zinc, Avignon
15/03/2008 - Chimay Spring Festival (Belgique)
20/03/2008 - Scene Bastille, Paris
23/03/2008 - L'Univers, Talange
29/03/2008 - Cabaret Electrique, Le Havre
04/04/2008 - Le Captain, Tournai (Belqigue)
06/04/2008 - Inc Rock fest, Incourt (Belgique)
11/04/2008 - La Niche, Dommarien
12/04/2008 - Canal 93, Bobigny
16/04/2008 - Les 3 P'tits Cochons, Bourges Off
26/04/2008 - Grand Mix, Tourcoing |
11/05/2008 - Les Nuits Botaniques, Bruxelles (Belgique)
17/05/2008 - Le Spiroudome, Charleroi (Belgique)
23/05/2008 - Ecran Sonique, St Lo (50)
27/05/2008 - Le Normandy, St Lo (50)
31/05/2008 - L'Orange Bleue, Vitry Le Francois (51)
06/06/2008 - Europavox, Clermont-Ferrand
13/06/2008 - Festival Les Agglos (13)
14/06/2008 - Festival 100 Contest, Cergy
21/06/2008 - FPlace de la ville, Denain (59)
27/06/2008 - Fest Rock dans tous ses Etats, Evreux
28/06/2008 - Festival Les Bruits de Melun (77)
29/06/2008 - Festival Couleur Cafe (Bruxelles)
12/07/2008 - Francofolies, la Rochelle
17/07/2008 - Francofolies, Spa (Belgique)
30/07/2008 - Francofolies, Montreal (Canada)
19/09/2008 - Foyer Culturel , Antoing (Belgique)
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Bio :
Mefiez-vous de James Deano. Derriere son air pince-sans-rire, ce rappeur belge a la folie des faux calmes et l’entrain excessif des vrais perturbateurs. Depuis son succes en 2003 avec le hit local « Branleur de service », il n’aime rien de mieux qu’offrir au public son plus mauvais profil et ses pires penchants, histoire d’attirer certains auditeurs, d’en rebuter d’autres, mais d’intriguer tout le monde, a coup sur.
Issu des quartiers populaires de Bruxelles, James Deano a tres vite appris a assumer ce que beaucoup preferaient cacher. Fils d’un commissaire de police, il a compense ce handicap apparent en menant une enfance turbulente, histoire de se faire deux fois plus remarquer. Et ca ne s’est pas arrange quand un voisin lui a prete une cassette de rap. En l’espace de 90 minutes, James Deano s’est pris dans la gueule toute la vague du rap francais de l’epoque (Time Bomb, La Cliqua et Le Menage A 3). Consequence immediate : sa scolarite a sombre un peu plus pendant qu’il s’attelait a des sessions freestyle en compagnie de ses potes, d’un poste et de quelques joints. Apres quelques menues magouilles et un taf precaire de magasinier, il se decide a monter sur scene, et remporte 8 des 15 prix du concours national « Musique a la francaise » en 2005. Aujourd’hui, James Deano sort son premier album dans tous les bacs de France et de Navarre. Son titre ? « Le Fils du Commissaire » bien sur. Toujours histoire d’assumer. Mais heureusement, meme apres le succes du decale « Les Blancs ne savent pas danser », James Deano a assez de facettes pour ne pas se voir reduit a une blague qui s’eternise.
Deja parce que le jeune homme est polyvalent. Outre ses talents de rappeur, James Deano est egalement compositeur, aussi bien pour d’autres (« J’me barre » de Keny Arkana en 2006) que pour lui, et a d’ailleurs mis la main a la pate sur plusieurs titres phares de son album, tels que les tres rock « Ma Vie de Celibataire » et « 11/09 ». Mais surtout, tout au long du disque, derriere l’efficacite imparable de titres qui sonnent souvent comme des debuts d’histoire drole (« Riz Sauce Rien », « Les Blancs ne savent pas danser », « Le Fils du Commissaire »), Deano transforme le moindre sujet de conversation en fiction delirante. Mieux, il nourrit ses titres de personnages extravagants, entame des digressions etranges sur des details du quotidien et entraine l’auditeur dans un monde ou seule sa logique a cours. D’ailleurs, ses elucubrations gagnent autant a etre vues qu’a etre ecoutees, puisque ses prestations sceniques (ses « One Man Flow », comme il les appelle) sont de la meme veine indefinissable, quelque part entre rap et stand-up. Profitant de ses concerts pour mieux presenter son univers, Deano y etire le laps de temps entre deux chansons, revient sur le detail d’un morceau et prend son public a temoin dans des interludes qui tiennent autant de la digression que du mini-sketch. A l’occasion, il recite a cappella plusieurs de ses couplets et revele une ecriture ciselee, derriere son apparente decontraction et son ton proche de la discussion.
Alors, aide par son insolent talent d’interpretation qui lui permet de camper un personnage en une seule intonation, Deano incarne un cadre sup a la vie desesperement vide (« Les Gens sont stresses ») ou decrit la pire gueule de bois du monde : celle d’un employe du World Trade Center qui se rend a son boulot un certain mardi 11 septembre (« 11/09 »). Du genre a se cacher en pleine lumiere, son ironie en guise de pudeur, James Deano profite egalement du « Fils du Commissaire » pour raconter son histoire personnelle, entre les conneries de l’enfance (« Riz Sauce Rien »), les defonces de l’adolescence (« Drogue dur a la drogue douce »), les doutes existentiels et la vaisselle qui s’entasse dans l’evier (« Ma Vie de celibataire »). Et au-dela des vannes de rigueur, il dessine son portrait : celui d’un gosse de classe moyenne bousille par le rap, qui a grandi trop vite et muri trop tard. Sourire aux levres, mais toujours lucide, Deano n’oublie pas que derriere les soirees en boite idylliques (« El Playboy »), il y a aussi l’envers de l’ivresse (« Tu T’es Vu Quand T’abuses »), le monde qui s’enfonce un peu plus que la veille (« 11/09 », encore), les mefaits de la paresse de longue duree (« Je pourrais t’ecrire un livre sur l’inactivite/Avec trois chapitres : la glande, la deprime et l’anxiete… »). Et toujours cette fichue vaisselle qui continue a s’entasser…
Histoire d’enfoncer le clou, James Deano ferme l’album sur le surprenant « Loin de la Verite », recit de sa recherche d’une verite spirituelle derriere les preoccupations materielles. Touchante, cette quete d’absolu donne une nouvelle dimension aux episodes delirants qui parsement l’album. Elle reussit meme a transformer « Le Fils du Commissaire » en chronique hallucinee d’une epoque incertaine, dans laquelle le sens de l’humour est finalement la meilleure des defenses immunitaires. Et vous qui pensiez ecouter un simple disque comique… On vous avait pourtant dit de vous mefier de James Deano.
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