Yann Cléry – Nèg Marron (single 2017)

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Artiste
Yann Cléry
Titre
Nèg Marron (single)
Format
Digital
Label
Why Compagnie / Jazz Family
Release date
16/06/2017
Com de presse

01- Nèg Marron (3’19)
02- Grajé (4’25)
03- Foi de Marron (3’59)


Composition : Yann Cléry

Paroles : Léon-Gontran Damas sur Foi de Marron
Elie Stephenson sur Nèg Marron
Franck Compper sur Foi de Marron

Enregistré au Studio MidiLive
Mixé par Timour Cardenas & Patrick Plisson
Masterisé par Patrick Plisson

Ils connaissent Yann Cléry et ont écrit…

Yann Cléry redéfinit la musique guyanaise: il brasse les tambours de la tradition en les conjuguant aux musiques actuelles. En 10 morceaux, son album MOTOZOT propose un voyage émouvant, du jazz au ragga, du hip hop au rock. C’est avec cet esprit d’ouverture, de recherche et de rébellion qu’il amène la flûte traversière sur des chemins inédits. Cet album est tourné vers les rythmes traditionnels des 3 principales ethnies guyanaises. Les Créoles, les Bushinengés (appelés aussi Noirs Marrons, descendants des esclaves africains) et les Amérindiens. Il se veut ouvert sur le monde, à l’image de son nom (Moi, Toi, Vous) et résonne comme un trait d’union, une invitation.

Le Boléro de Ravel est revisité, tout en modernité dans Boléròt (Ròt signifie haut en créole). L’artiste y fait le rapprochement entre un rythme traditionnel (le kanmougé) et celui de la célèbre pièce du maître, et renvoie à cette interrogation sur l’origine de ce rythme plusieurs fois centenaire sur le sol guyanais : qui a inspiré qui ? Le texte engagé de Léon-Gontran Damas Foi de Marron sert de support au titre éponyme. Il nous renvoie au concept de la Négritude traité via le prisme de la modernité, le regard résolument tourné vers l’avenir. Léon-Gontran Damas est une figure de proue de la littérature guyanaise, il a d’ailleurs été co-fondateur du mouvement de la Négritude avec Aimé Césaire et Léopold Senghor dans les années 40.  Dans le single Nèg Marron, c’est un autre poète, Elie Stephenson, qui est à l’honneur avec un texte sans ambigüité. Yann Cléry choisit le dancehall, style musical issu d’un reggae engagé, pour dérouler cet hymne aux descendants d’esclaves africains qui fuyaient les plantations hollandaises (Marron désigne le marronage, c’est à dire la fuite) au loin dans la forêt amazonienne guyanaise. Sur fond de Kasékò (rythme traditionnel), Nèg Marron (qui désigne la population bushinengé) nous plonge dans une Guyane urbaine et fière, moderne et résolument tournée vers l’avenir.

Grajé (racine) est une invitation au voyage sur les terres amazoniennes. Les interventions du DJ viennent taquiner la douceur et la transe de cette mélodie entêtante. Quant au morceau Ti moun Teko (les enfants de la tribu des Teko), il vient nous rappeler que les Amérindiens (peuple autochtone de Guyane dont Yann Cléry est en partie descendant) vivent des heures sombres, tiraillés entre modernité et traditions ancestrales. Chaque année, au moins un jeune amérindien se suicide dans une communauté de 250 âmes. Les paroles de Mo lévé (je me lève) sont issues du folklore guyanais. C’est un hommage aux formes féminines que l’on peut regarder, mais pas toucher ! Léròl est le nom d’un rythme dont la base consiste à marquer tous les temps. Il se rapproche ainsi étonnamment de la house music. Lò la pli ka tonbé (lorsque la pluie tombe) est le morceau le plus traditionnel de l’album. On y retrouve tous les codes de la mazurka que les Guyanais affectionnent particulièrement car il est considéré comme une rythme de danse et d’amusement. Trêve est probablement le texte le plus engagé. Il décrit la révolte de Léon-Gontran Damas contre une certaine éducation créole d’inspiration bourgeoise, qu’il voit comme une acculturation imposée. Gòb chi gòb (copeaux de bois qui volent lors de la coupe des grands arbres) clôt le disque en évoluant du traditionnel vers le moderne, de l’organique vers l’électronique (sons de synthétiseurs, DJ..).

Yann Cléry a longtemps été séparé de son pays. Ce n’est qu’en 2010 qu’il s’immerge à nouveau en Guyane. La pochette de son album est révélatrice : l’artiste renaît, lavé de son oubli par les eaux des lacs, des rivières et de la mer.


« Ce nouvel opus doit être absolument partagé, aussi parce que la flûte que je chéris tant continue d’y d’être écrite en lettres majuscules par Yann Cléry »Magic Malik

« C’est là qu’apparaît le génie de Yann Cléry : fusionner les genres pour en tirer ‘un tout’ qui est à son image, en mettant en valeur à la fois sa Guyane et différents courants musicaux tel que le rap »Emile Lanou (musicologue)

« Yann Cléry, l’insaisissable instinct ou l’expression du divin »Mo’ Kalamity

« J’aime la beauté étrange de la musique que propose Yann. La flute est pour moi comme l’instrument premier. Celui qui remonte au début de la musique. Cet instrument crée un pont entre le lointain passé et le brûlant présent. Dégage une poésie à nulle autre pareille. Mais, évidemment, il lui faut des musiciens comme l’est Yann Cléry. Un musicien inventif, décomplexé, talentueux. Il est lui aussi un lien entre des territoires et des idiomes. Je suis sûr que Maurice Ravel aurait adoré que le boléro soit imaginé comme un écho à d’autres chansons, populaires ou savantes, ou les deux en même temps »Emmanuel Bex


YANN CLERY – CONCERTS 2017
16 au 21.10.2017 – St Germain en Laye (78) – La Clef
Résidence scénique


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Artiste
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Photos de presse et visuels HD (crédit photo : Cyril Gabbero)

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