
Né dans le littoral camerounais, MANGAMBA va passer son enfance auprès de ses grands-parents qui sont à l’époque des maîtres dans le chant traditionnel Sawa (ngosso). C’est ainsi qu’il va grandir en se familiarisant avec les mélodies propres à ce rythme et acquérir une technique qu’il va développer plus tard. Au début des années 2000, alors jeune adolescent, il va faire la rencontre de « Bebson », un bassiste de renommée locale qui va devenir son maître et son mentor. Il fait alors ses premiers pas à la guitare basse et peu de temps après, il se met à la guitare acoustique, qui deviendra son instrument favori de composition et avec lequel il s’accompagne aussi au chant.
Teinté de makossa et de blues, en passant par la variété des pays environnant, il sera très influencé au cours de son parcours initiatique par les musiques mandingues et bantous, lorsqu’il découvre des artistes comme Mangala CAMARA, Victor DÉMÉ, Richard BONA et DOULEUR entre autres, de qui il va beaucoup s’inspirer. Sa carrière va toutefois commencer à prendre de la substance lorsqu’en 2018 il fait la rencontre du slameur poète et musicien Marsi Essomba, avec qui il va collaborer et vivre ses premières scènes live, mais aussi Alexis Friedmann, président de l’association de droit français Step By Step, qui va décider de manager sa carrière et grâce à qui il travaille aujourd’hui sur deux projets d’EP en collaboration avec des musiciens d’horizons divers.
Compositeur très prolifique, sa capacité à faire fusionner musiques traditionnelles et sonorités modernes ainsi que la profondeur de ses textes font de lui une valeur sûre sur qui l’Afrique devra compter..
C’est au cœur du Cameroun que commence réellement l’histoire de son EP Djudju Fever (à venir en 2026) quand trois univers se croisent autour d’une même vibration : celle de la musique, du partage et des racines africaines. Patou Mangamba, chanteur camerounais à la voix habitée, porteur d’une énergie spirituelle et terrienne, chante l’Afrique d’aujourd’hui : ses espoirs, ses luttes, sa lumière. Sa voix, chaude et puissante, résonne comme un pont entre tradition et modernité. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Alexis Friedmann, un artiste français aux multiples facettes — auteur- compositeur-interprète ayant déjà sorti trois albums, mais aussi professionnel engagé dans le secteur de l’aide internationale et des projets de développement. Installé à Douala, Alexis découvre la musique de Patou lors d’une rencontre à Beedi, un quartier de la ville. Touché par son authenticité, il ressent immédiatement le besoin de créer quelque chose avec lui.
Rapidement, Alexis pense à Edwin Cardot, son ami de lycée, beatmaker et directeur de studio passionné de reggae et de sonorités caribéennes. Edwin, qui collabore régulièrement avec Romain Andrieu dans la production et la composition musicale, a déjà travaillé avec Soom T, Sael, Queen Omega ou encore Vanzo en Jamaïque. Leur duo artistique, reconnu pour son exigence et son ouverture, apporte une dimension internationale et une grande richesse sonore au projet.
Dès les premiers échanges, la connexion est évidente : la voix de Patou, la sensibilité d’Alexis et la précision rythmique d’Edwin et Romain s’assemblent naturellement. Les premiers fichiers traversent les continents — Douala, Paris, Kingston — et les idées jaillissent, spontanées, intuitives. Les quatre artistes se retrouvent à inventer une musique sans frontière, fusionnant les rythmes africains, la chaleur du reggae, les textures électroniques et l’énergie pop. De cette effervescence naît l’EP Djudju Fever, un projet vibrant de six titres, empreint de sincérité et de groove. Pour sublimer le tout, Edwin fait appel à Clément ‘Tamal’ Thouard, ingénieur du son au studio La Kapsule (https://www.lakapsule.com) pour le mixage, puis à Alex Psaroudakis (8 Grammy Awards) à New York pour un mastering à la hauteur de leurs ambitions.
Bien plus qu’un EP, Djudju Fever est la rencontre de trois trajectoires humaines, trois destins animés par la même envie : faire de la musique un langage universel. Alexis devient alors le manager de Patou Mangamba, accompagnant son développement artistique et ouvrant des ponts avec l’Institut Français du Cameroun, en vue de résidences et de concerts dès 2021.
Soutenu par le label Greatest Trees, cofondé par Edwin Cardot et Théophane Delaloy, le projet prend une dimension professionnelle et internationale. Ensemble, ils signent avec Baco Distribution pour la diffusion physique et digitale de l’EP — scellant ainsi l’union entre l’Afrique et l’Europe, entre les racines et la modernité, entre l’amitié et la création. Djudju Fever, c’est une fièvre musicale, une aventure humaine. Un souffle né de la rencontre d’un chanteur camerounais et de trois artistes français décidés à faire vibrer le monde au rythme du partage.

